De la préhistoire jusqu’à nos jours, l’histoire du Gard se révèle particulièrement riche, comme en témoigne son patrimoine monumental (550 monuments historiques classés ou inscrits).
De cette histoire émergent trois temps forts.
- La conquête romaine d’abord. Cette période faste a donné au Gard des monuments mondialement connus, comme le Pont du Gard* ou les arènes de Nîmes, mais aussi une langue, un réseau routier et des structures agraires.
- Si Rome a laissé son empreinte sur le paysage, la Réforme, quinze siècles plus tard, a marqué les esprits.
La guerre des Camisards, au début du XVIIIème siècle, a fait des Cévennes un haut lieu du protestantisme européen. Le Musée du Désert, à Mialet , l’illustre. - Enfin, le Gard est entré très tôt dans la Révolution industrielle. La soie, puis le charbon des Cévennes ont permis un essor économique qui a hissé Nîmes au premier rang des villes du Languedoc. Florissante au XIXème siècle, l’activité minière du Gard entame son déclin au lendemain de la Guerre 1939-45.
- Après une dernière éclaircie en 1958 (3,3 millions de tonnes de charbon produites par l’ensemble du bassin houiller d’Alès-La Grand’Combe), les puits ferment les uns après les autres au cours des années soixante et soixante-dix. En 1985, la fermeture du puits des Oules marque la fin de l’exploitation du charbon dans les Cévennes.