L’identité gardoise emprunte largement à l’esprit festif, à la culture taurine et à la gastronomie.
Chaque été, le Gard est le théâtre de centaines de manifestations culturelles, auxquelles s’ajoutent les fêtes votives de village. La culture taurine y tient un rôle essentiel, qu’elle prenne la forme de lâchers de taureaux dans les rues ou de spectacles de course libre (également appelée course camarguaise) dans les arènes.
La corrida a été importée d’Espagne au XIXème siècle. Nîmes et Alès ont chacune leur feria, (Nîmes, à la Pentecôte, Alès, à l’occasion du week-end de l’Ascension). Les plus grands toreros espagnols mais aussi français, comme Nimeno II, y ont triomphé.
La littérature gardoise est indissociable de l’image d’Alphonse Daudet (1840-1897), l’auteur des « Lettres de mon moulin ». Mais l’académicien Jean Paulhan (1884-1968), André Chamson (1900-1983), Jean Carrière (né en 1932), prix Goncourt en 1972 pour « L’épervier de Maheux » ou Jean-Pierre Chabrol (1925-2001) ont, eux aussi, donné des lettres de noblesse à la littérature gardoise.
Quant à la table gardoise, elle a recours à des produits simples : la brandade, émulsion de morue séchée et d’huile d’olive, la viande de taureau, le pélardon, un fromage de chèvre, ou encore la truffe d’Uzès.
Très importante dans le Gard, elle englobe deux traditions : l'une d'origine espagnole, la corrida, et l'autre, de souche camarguaise, la course libre (bouvine).
La corrida met en jeu la bravoure et le fureur du taureau de combat et l'art du toréro. Importée d'Espagne, au XIXème siècle, la corrida se pratique principalement dans les Arènes de Nîmes, pendant les férias.
Corrida ou course libre, un même parfum d’héroïsme
Le plus fameux des matadors français fut le nîmois Christian Montcouquiol, connu sous le nom de Nimeno II, décédé en 1991.
Plus populaire, la course libre se pratique dans tous les villages du sud gardois, de mars à octobre. Elle fait intervenir des taureaux de Camargue (les bious). Des raseteurs, vétus de blanc, se lancent dans l'arène en courant, et, rasant l'animal, tentent d'arracher les attributs qui ornent son front et ses cornes. Si certains de ces raseteurs ont atteint la célébrité, les vrais héros de la course camarguaise sont les taureaux.
En février, juin ou encore septembre, Nîmes vit au rythme de trois grandes fêtes populaires : les ferias. Celle de Pentecôte, organisée dans les premiers jours de juin, voit la population nîmoise passer de 130000 habitants à plus d'un million de personnes.
Chaque coin de la ville est animé, ici un spectacle musical, là, une manifestation taurine, et à midi et en fin d'après-midi les corridas, grands rendez-vous incontournables.
L'esprit de la fête
C'est d'Espagne que provient le mot feria.
Si la plus célèbre et la plus médiatisée reste la feria de Pentecôte, c'est la Feria des Vendanges, née dans les années 50, qui est la plus ancienne et la plus traditionnelle. La Feria de Primavera, elle, est organisée au sortir de l'hiver, au moment où les Arènes, point central de cette fête populaire, sont couvertes par une bulle.
Dans le cœur des Nîmois, les ferias sont des moments inoubliables. Les bodegas, bars improvisés et lieux de toutes les folies, offrent aux noctambules des styles musicaux, une décoration et une ambiance uniques !
Une terre d’écrivains
Le Gard a produit des écrivains qui ont marqué la littérature française depuis plusieurs siècles:
ou encore le polémiste Rivarol (1753-1801), né à Bagnols-sur-Cèze.
Une pléiade de prix littéraires
Trois des plus réputés parmi les écrivains contemporains ont enraciné leur œuvre dans la mémoire cévenole :
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